Qui est Bilima ?
« Je suis le fleuve qui se souvient, l’arbre qui endure. Bois, et tu verras. Écoute, et tu n’oublieras jamais. »
Le commencement de Bilima s’est perdu dans le temps. Certains disent qu’il est né quand la première goutte de pluie a touché la première graine. Les gens du fleuve l’appellent le frère du fleuve Congo. Pour la forêt, il est l’âme du premier arbre de la Terre. Les sociétés secrètes disent qu’il est le juge de l’invisible, qui note chaque trahison, chaque serment et chaque cri de justice oublié.
Ni bon ni mauvais
Bilima est l’équilibre lui-même. Pour les opprimés, il est le salut ; pour les arrogants, la punition. Il apparaît rarement, préférant observer derrière l’eau ou les arbres, et certains croient qu’il porte le Livre des Racines et des Courants, le registre invisible de tout ce qui a été oublié.
Son rôle
Quand Zaïko crie son nom, Bilima répond, et ceux en qui il entre ne sont plus jamais les mêmes. À Zaiire, il envoie des avertissements en rêve, montrant des rois oubliés et des trahisons cachées, sans jamais donner de réponse directe. Et là où Kabibi règne sur les mers avec une rage de serpent, Bilima est l’âme de la terre, de ses fleuves et de ses forêts.
Paroles de Bilima
« Les empires taillent la pierre, mais les fleuves effacent. Les rois bâtissent des trônes, mais les forêts engloutissent. Je suis le silence après la chute de la couronne. »
« Enfant du chaos, appelle-moi quand ton souffle est noyé et ton chemin caché. Je viendrai comme la crue ou comme la racine. Mais sache-le : une fois que je suis entré, tu ne seras plus jamais le même. »




