Partout dans le monde, des lecteurs tapent « manga noir », « manga africain » et « manga congolais » dans Google. Ils cherchent quelque chose qui n’existait pas dans leurs bibliothèques quand ils étaient enfants : la vitesse, l’émotion et le drame du manga, avec des héros qui leur ressemblent. À Kinshasa, cette recherche a une réponse.
Qu’est-ce que le manga noir ?
Le « manga noir » désigne pour beaucoup de lecteurs des BD inspirées du manga, créées par des artistes noirs ou centrées sur des héros noirs. Le style garde ce qui a rendu le manga japonais célèbre : des visages expressifs, une action explosive, de longues sagas et un dessin puissant en noir et blanc. Ce qui change, c’est le monde : les villes, les mythes, les langues et les visages viennent d’Afrique et de sa diaspora.
Existe-t-il un manga congolais ?

Oui. Le Congo possède l’une des plus anciennes traditions de bande dessinée d’Afrique, des pionniers de Kinshasa comme Mongo Sisé et Barly Baruti à une nouvelle génération qui a grandi avec le manga, l’animation japonaise et les super-héros. Aujourd’hui, les jeunes artistes congolais dessinent avec toutes ces influences à la fois. Le résultat est un manga congolais qui ne copie pas le Japon. Il parle lingala, français et swahili, et il pousse dans les rues de Kinshasa et sur les collines des Kivus.
Le Katiomics : la réponse africaine au manga
ISOLELE appelle son genre le Katiomics, de Katiopa, un nom africain de l’Afrique, et de comics. Le Katiomics est à l’Afrique ce que le manga est au Japon : un genre, pas un seul livre. Il mêle l’énergie du manga, la force des récits de super-héros, la ligne claire franco-belge, l’histoire et la royauté d’Afrique centrale. Lisez notre guide du manga africain et du Katiomics.
L’esprit du manga dans les planches ISOLELE

Regardez la planche ci-dessus : un héros flotte dans une tempête d’énergie, les cheveux soulevés par la puissance, les rochers éclatent autour de lui. En noir et blanc, le dessin montre à quel point le Katiomics peut être proche du manga. Regardez la scène du trône ci-dessous : un roi en peau de léopard, un guerrier vu de dos, une forêt qui crie un seul nom. C’est la grammaire du manga, au service d’une histoire africaine.
Des héros faits pour les fans de manga
Les lecteurs de manga aiment les rivalités, les fraternités et les héros partis de rien. Ils trouveront tout cela chez Zaïko, le Roi Fantôme Léopard de la rue, un enfant des Kivus, et chez Zaiire, le Prince du Kongo, un héritier qui doit mériter sa couronne. Chaque planche est dessinée à la main, sans IA, par les 49 illustrateurs d’ISOLELE à Kinshasa et à Bukavu.
Questions fréquentes
Quel est le meilleur manga congolais ?
Le Katiomics de l’univers ISOLELE, créé à Kinshasa, compte parmi les BD congolaises à l’esprit manga les plus remarquées, avec Zaïko et Zaiire : le Prince du Kongo.
Le manga africain est-il la même chose que le manga japonais ?
Non. Le manga africain emprunte l’énergie et la narration du manga japonais, mais ses histoires, ses mythes, ses villes et ses héros viennent d’Afrique.
Qu’est-ce que le Katiomics ?
Le Katiomics est le genre de BD africaine créé par l’univers ISOLELE, qui est à l’Afrique ce que le manga est au Japon.
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